Thérapie par radioligands

Quelles sont les pathologies pouvant bénéficier de cette approche au sein de notre centre ?

Retrouvez toutes les infos ci-dessous.

Médecine Nucléaire Tumeur prostatique 600x600

Tumeur prostatique

Médecine Nucléaire Tumeur de la thyroïde 600x600

Hyperthyroïdie ou tumeur de la thyroïde

Médecine Nucléaire Tumeur Neuroendocrine 600x600

Tumeur neuroendocrine

Médecine Nucléaire Tumeur du foie 600x600

Tumeur du foie

Thérapie par radioligands

Tumeur prostatique : Thérapie par Lutétium-177-PSMA

Traitement du cancer de la prostate métastatique résistant à la castration via l’administration intraveineuse d’un radiotraceur ciblant le PSMA surexprimé à la surface de ce type de cellules cancéreuses. Les molécules émettent un rayonnement de haute énergie capable d’occasionner des dégâts irréversibles au sein des cellules irradiées, dans le but de stopper la croissance tumorale et/ou de réduire la taille des lésions cibles.

Préparation avant le traitement

Il n’y a pas de préparation particulière.

Déroulement du traitement 

Le traitement est réalisé en 4 à 6 injections, espacées de minimum 6 semaines. Une nuit à l'hôpital est obligatoire lors de chaque séjour pour la récolte des urines, via lesquelles la très grande majorité de la radioactivité est éliminée durant les 24 premières heures. Des consignes de radioprotection seront par ailleurs à respecter au domicile les 3 jours suivant l’injection. Celles-ci vous seront expliquées par un médecin nucléariste.

À savoir 

Les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés (≥10 %) sont la sécheresse de bouche, la fatigue, des nausées et/ou vomissements, des troubles digestifs (constipation ou diarrhée), et une accentuation transitoire des douleurs articulaires et/ou osseuses. De manière moins fréquente (entre 5 % et 10 %), on peut observer une diminution du nombre de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes, toutefois souvent transitoire et modérée.

Entre chaque cycle, une consultation chez un médecin nucléariste sera prévue pour un contrôle clinique et de prise de sang, afin de valider l’injection suivante. Une réévaluation par imagerie sera réalisée à mi-parcours. Une fois l’ensemble des cycles terminé, le suivi ultérieur sera repris par l’oncologue.

Brochure patient

Traitement par 177LU-PSMA

Tumeur prostatique : Thérapie par Radium-223 (Xofigo®)

Traitement des métastases osseuses symptomatiques du cancer de la prostate, résistant à la castration, via l’administration intraveineuse de radium-223, qui se comporte comme le calcium et cible sélectivement l’os, notamment au sein des régions touchées par des métastases. Le radium-223 émet un rayonnement alpha engendrant des dégâts irréversibles au sein des cellules tumorales.

Préparation avant le traitement

Il n’y a pas de préparation particulière.

Déroulement du traitement 

Le traitement est réalisé en 6 injections maximum, espacées de 4 semaines. Il ne nécessite pas d’hospitalisation. Les consignes de radioprotection vous seront expliquées par un médecin nucléariste.

À savoir 

Les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés (≥10 %) sont des troubles digestifs (nausées, diarrhées, vomissements), de la fatigue et une diminution du taux de plaquettes à la prise de sang.

De manière moins fréquente, on peut observer une diminution du nombre de globules blancs et de globules rouges ainsi qu’une recrudescence transitoire des douleurs osseuses.

Entre chaque cycle, une consultation chez un médecin nucléariste sera prévue pour un contrôle clinique et de prise de sang, afin de valider l’injection suivante. Une réévaluation par imagerie sera également réalisée à mi-parcours. Une fois l’ensemble des cycles terminé, le suivi ultérieur sera repris par l’oncologue.

Tumeur de la thyroïde : Thérapie par Iode-131 (Irathérapie)

Traitement du cancer de la thyroïde dans le but de détruire tous les reliquats de tissu thyroïdien persistant en post-opératoire, pour faciliter le suivi biologique ultérieur et éliminer les éventuelles cellules tumorales résiduelles.

Traitement d’hyperthyroïdie bénigne, dans le but de détruire les cellules thyroïdiennes hyperactives.

Préparation avant le traitement

Il est nécessaire d’être à jeun le jour de la prise de la gélule.

En cas de pathologie cancéreuse, vous devrez suivre un régime spécifique pauvre en iode durant les semaines précédant votre traitement.

Déroulement du traitement 

Le traitement se fait par administration orale d’iode radioactive (iode 131).

En cas de pathologie cancéreuse, il nécessite une hospitalisation de 2 ou 3 jours pour la récolte des urines, via lesquelles la majorité de la radioactivité est éliminée durant les 24-48 premières heures.

Des consignes de radioprotection seront par ailleurs à respecter au domicile durant une semaine. Celles-ci vous seront expliquées par le médecin nucléariste.

À savoir 

Les effets secondaires de ce traitement sont rares et le plus souvent modérés (nausées, sécheresse buccale, douleurs au niveau du cou).

Tumeur neuroendocrine : Thérapie par Lutétium-177-DOTATATE (Lutathera®)

Traitement des tumeurs neuroendocrines via l’administration intraveineuse d’un radiotraceur ciblant les récepteurs à la Somatostatine surexprimés dans ce type de tumeurs. Les molécules émettent un rayonnement de haute énergie, capable d’occasionner des dégâts irréversibles au sein des cellules irradiées, dans le but de stopper la croissance tumorale et de réduire la taille des lésions cibles.

Préparation avant le traitement

Il n’y a pas de préparation particulière.

Déroulement du traitement 

Le traitement est réalisé en 4 injections, espacées de minimum 8 semaines. Une nuit à l'hôpital est obligatoire lors de chaque séjour pour la récolte des urines, via lesquelles la très grande majorité de la radioactivité est éliminée durant les 24 premières heures. Des consignes de radioprotection seront par ailleurs à respecter au domicile la semaine suivant l’injection. Celles-ci vous seront expliquées par un médecin nucléariste.

À savoir 

Les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés sont les nausées et les douleurs abdominales dans les heures suivant l’injection.

De manière moins fréquente (entre 5 % et 10 %), on peut observer une diminution du taux d’hémoglobine, de globules blancs et de plaquettes, ainsi qu’une altération des tests hépatiques. Il existe également un risque modéré de perte de cheveux, peu visible, ne nécessitant pas de port de perruque.

Entre chaque cycle, une consultation chez un médecin nucléariste sera prévue pour un contrôle clinique et de prise de sang, afin de valider l’injection suivante. Une réévaluation par imagerie sera réalisée à mi-parcours. Une fois l’ensemble des cycles terminé, le suivi ultérieur sera repris par l’oncologue.

Brochure patient

Traitement par 177LU-DOTATATE

Tumeur du foie : Radioembolisation hépatique

Traitement des tumeurs hépatiques réalisé via l’injection sélective de microsphères marquées à l’Yttrium-90 par un cathéter introduit au niveau de l’aine puis monté jusqu’au foie. Le rayonnement émis par ces particules occasionne des dégâts irréversibles au sein des cellules tumorales irradiées, dans le but de les détruire ou stopper leur croissance. Le traitement se fait en radiologie interventionnelle, sous anesthésie locale.

Préparation avant le traitement

Il est nécessaire d’être à jeun le matin de l’intervention.

Certains médicaments seront à arrêter. Les consignes vous seront données par le médecin nucléariste lors de la consultation au préalable.

Déroulement du traitement 

Le traitement est réalisé en deux temps. Une première phase de simulation permet d’abord de vérifier que les microsphères se distribuent exclusivement dans le foie et de manière préférentielle au niveau des tumeurs.

Si la simulation ne révèle pas de contre-indication, le traitement sera réalisé de la même manière 15 jours après avec injection cette fois des « vraies » microsphères.

La deuxième phase nécessite une hospitalisation de 24h, pour surveillance et administration intraveineuse de médicaments pour lutter contre de potentiels effets secondaires.

À savoir 

Les effets secondaires les plus souvent rencontrés sont la fatigue, les douleurs au niveau du foie, les nausées et plus rarement un syndrome grippal avec fièvre. Exceptionnellement (<2 %), quelques microsphères peuvent accidentellement atteindre d’autres organes voisins et provoquer une inflammation de ceux-ci, bien que tout soit mis en œuvre pour limiter ce risque.

Brochure patient

Radioembolisation hépatique au moyen de microshères